Un royaume en dérive, un conflit entre humains et sorciers et une disparition mystérieuse. Trouverez-vous votre place à Corona ?
 

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 (faustus) paint it, black

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★ Moi j'ai un rêve ! ★

MessageSujet: (faustus) paint it, black   Dim 17 Sep - 2:12

Faustus Cassian Wiegand
I look inside myself and see my heart is black
★ Année, saison et lieu de naissance : Andalasia, an de malheur 463, dans la chaleur étouffante d'un été caniculaire. Un vent moite qui secoue les feuilles du jardin, le cri d'un enfant qui perce le silence paresseux de l'heure la plus chaude, le soulagement des femmes qui aident leur cadette à accomplir le plus ancestral de leurs devoirs.
★ Âge : quarante sept étés. Les années qui s'égrènent, les traits qui se durcissent, l'esprit qui s'aiguise.
★ Métier : Vagabond. Oiseau de mauvais augure. Sorcier renégat. Il parcourt les terres ça et là, croisant sur son chemin victimes et disciples, vermines et innocents, semant le chaos comme un fermier sème le blé, préparant une récolte qui s'annonce fructueuse. Certains se souviendront de celui qui les a aidés, d'autres ne sont plus là pour le raconter.
★ Statut civil : Veuf. Ou marié. Lui-même l'ignore. Ils s'aimaient, s'aiment encore, à leur façon, tordue et incompréhensible du reste de ce pauvre monde. Puis la Purge les a séparés, et le monde n'a pas cru bon de les rassembler. Pas encore, ou plus jamais ? Il l'ignore, car il ne sait rien de son sort. Tuée, emprisonnée ou exilée ? La roulette tourne, et il n'a qu'une certitude, celle qu'ils se reverront aux enfers.
★ Camp : Il a toujours été de ces sorciers enivrés de chaos et de puissance, baissant les yeux sur une humanité dépourvue d'intérêt. Alors pourquoi s'abaisser et courber l'échine ? Semeur de chaos, artisan des révoltes, spectateur de la débâcle, il se réjouit de voir enfin s'amorcer le soulèvement. Patience. Chacune de ses actions est un souffle tendre sur ce brasier qui rougit doucement. Puis viendra l'embrasement. Leur temps est venu.
★ Avatar : Matthew McConaughey
★ Crédits : harljordan@tumblr / ewan-mcgregor@tumblr

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★ Décrivez en quelques lignes votre pouvoir. D’aucuns font souvent l’erreur de l’imaginer dans sa forme la plus visible, la plus simpliste, la plus aisément concevable. Mais le vent n’est qu’une des centaines de milliers d’expression qu’il peut prendre. Tout comme l’océan est constitué d’une infinité de gouttelettes, chaque bourrasque est le fruit d’une centaine de râles, chaque tempête la colère d’un millier de souffles, chaque ouragan la danse d’un million de soupirs. L’air. L’air qu’il fait danser au bout de ses doigts, l’air qu’il plie à sa volonté, l’air avec lequel il danse et joue depuis près de quarante années. L’artiste au sommet de son art, couronnement d’années d’un travail acharné. Sur son ordre, le vent donne et reprend. L’air s’enrage dans des bourrasques qui éroderaient des montagnes. L’air soudain vous vient à manquer, s'arrachant de vos poumons jusque dans le creux de sa main. Cette maîtrise qu’il perfectionne sans cesse, et qu’il doit à des années d’entraînement, à des maîtres rencontrés aux quatre coins de ce monde ; mais qu'il doit surtout aux années passées aux côtés de sa femme, car cet art ils l’ont ciselé ensemble, partageant ce don dont ils ont fait une arme. Puis est venu le second don, caprice cruel de la nature. Amnésie sélective. D’un regard il dissèque vos mémoires communes, et efface d’une vie la trace d’une autre. Un parent qui ne reconnaît plus son enfant, une épouse qui soudain ne voit dans les traits qu’elle aimait que ceux d’un inconnu. Mais l’on n’efface pas une vie d’un claquement de doigt. Plus le lien est fort, plus la mémoire s’accroche aux bribes de cette personne aimée, et plus la cruauté lui est coûteuse. Reste la barrière ultime, celle qu’il n’a franchi que quelques fois : effacer d’une mémoire l’identité de son propriétaire. Amnésie complète. Mais cet art de l’oubli des autres et de soi est dangereux : car à chaque mémoire qu’il efface, c’est la sienne qui se fendille sous le poids des souvenirs étrangers. À chaque mémoire qu’il prend, c’est un peu de son propre esprit qui s’effrite. Et trop souvent il regrette l’absence de sa femme à ses côtés, autrefois ancre dans la réalité à laquelle il ne lui est aujourd’hui plus permis de s’accrocher.

★ Quelle a été votre réaction en apprenant que vous étiez un sorcier ? De cette journée funeste, il ne reste que des fragments. L’enfant au corps disloqué, tombé au pied de l’arbre, arraché à une branche par une bourrasque venue de nulle part. Sa curiosité alors qu’il détaillait cette première expression spontanée de sa magie. Les hurlements des autres gamins qui, comme celui qui gisait, avaient pour habitude de le tyranniser. D’habitude il répondait avec ses poings, mais la nature semblait l’avoir trouvé digne d’un cadeau. Son sourire, alors que les cris des enfants étaient remplacés par ceux des adultes et qu’il était secoué comme un prunier, avec toujours sur le visage ce sale sourire qui les rendait fou. Les larmes de sa mère, toute la soirée et toute la nuit. L’homme inconnu qui arriva quelques jours plus tard, tout de noir vêtu et le visage fendu d’un sourire lorsqu’il vit dans le regard de l’enfant les infimes pépites de carmin. Différent. Puissant. Supérieur. Tels furent les mots qu’on lui souffla à l’esprit. Tels furent les mots dont son esprit s’imprégna. Il n’avait pas dix ans. La magie était un cadeau. Le monde lui appartenait. Telle fut la promesse.

★ Que pensez-vous de la vie à Corona en général ? Il n’a retrouvé le calme trompeur de Corona que depuis quelques années, exilé revenu d’entre les morts, ombre parmi les ombres, rumeur furtive qui se colporte mais à laquelle personne ne croit. Corona l’a toujours laissé de glace, mais comme un charognard attiré par une bête qui agonise, c’est l’ambiance lourde de suspicion et de revanche qui l’a fait revenir. Qu’est-il venu chercher réellement ? L’amusement de prendre part au chaos qui s’annonce, ou comme tant d’autres, réclamer le dû des torts infligés aux siens ? Combien de temps depuis ce jour funeste ? Dix années ? Tous les jours se ressemblent. Ou peut-être, en vérité, chaque jour est un peu plus sombre que le précédent. Tel est le revers, la blessure de la purge qui refuse de guérir. Il a perdu sa moitié, l’équilibre a été rompu, et dix ans d’errance et d’amertume ont achevé de consumer le peu de bonté que sa femme trouvait en lui, libérant, sans doute, ce qu’il avait toujours été destiné à devenir. De Corona, au final, il n’a cure. Il sait juste que ce charmant royaume est devenu terre fertile aux semences de la révolution, que le chaos s’annonce au loin, que le royaume de paix prend des allures de dictature angoissée. Patience. Leur heure viendra.

★ Où étiez-vous le soir de la Purge, il y a dix ans ? Ce soir-là, il y avait sur le pavé le rouge du sang versé, il y avait dans le vent le goût métallique du sang sacrifié, il y avait dans le regard des hommes la soif du sang détesté. Et dans cette folie débridée, dans ce massacre halluciné, il était là, rendu fou de peur et de douleur, désespéré de la retrouver, elle. Et chaque cadavre avait son visage, chaque cri avait son timbre, chaque chevelure avait sa flamboyance, car elle n’était nulle part. Introuvable. Disparue. Evaporée des heures plus tôt, leur bonheur maudit dès l’instant où ils s’y étaient autorisés, comme une vengeance cruelle du destin qui soudain réclamait la dette. Le soir de la Purge, il était dans les rues de Corona, laissant dans son sillage une traînée de cadavres, les iris plus rouges que le sang qui coulait par flots. Le soir de la Purge, c’est son âme qui saignait, alors que brutalement il comprenait l’avoir perdue, quand quelques jours plus tôt elle avait accepté de lier sa vie à la sienne. Le soir de la Purge, c’est la meilleure partie de lui qui était morte avec elle, c’est son cœur qui lui a été arraché en même temps que la seule femme qu’il avait aimée lui était enlevée. Mais l’était-elle, morte ? A ce jour il l’ignore, et sans doute ne parvient-il pas à y croire. Le soir de la Purge, il perdu le peu de foi en l'humain qu'elle avait pu insuffler en lui; il n'y avait aucune pitié, aucun sens, aucun mérite, et la seule joie en ce bas monde était de le voir s’enflammer.

★ Que pensez-vous de l'attitude des humains envers les sorciers ? Comment pardonner ce qui ne peut l’être ? Combien des siens ont péri par ignorance, par jalousie, par préjugé de la part des humains ? Il se souvient que sa femme répétait sans cesse qu’ils ne pouvaient pas tous être mauvais, mais cette illusion ne lui a jamais été autorisée. Martelé depuis l’enfance, le mantra de l’infériorité humaine lui a fait oublier jusqu’à la nature non-sorcière de sa mère. Endoctriné à la haine, nourri au ressentiment, son père menait contre les humains une guerre féroce qu’il a laissée à sa charge. Il était le disciple, il est aujourd’hui l’hériter de cette mission punitive. La cohabitation n’a pas fonctionné, l’Histoire le prouve. Les efforts naïfs des sorciers qui le voulaient se sont vus récompensés d’une nuit de piques et de bûchers. À cet affront de trop, la réponse sera le chaos, et les humains, tôt ou tard, n'auront d'autre choix que de plier l'échine. Patience.


★ ... j'ai besoin de changer d'air... ★




Demain, il aurait dix ans.

Elle releva la tête, le foulard noué sur son front déjà humide de sueur dans la chaleur insoutenable de l’après-midi. C’était l’été. L’été de ses dix ans. Et la chaleur était la même, insoutenable et abrutissante, que le jour de sa naissance.

Demain, il aurait dix ans. Forcément, une partie de son cœur se pinçait un peu de le voir grandir si vite. Elle aurait juré que c’était hier qu’hagarde de fatigue, elle tenait ce petit bout endormi dans ses bras. Pourtant il était là, calé contre son arbre favori, un livre ouvert sur les genoux. Solitaire et silencieux, comme en dehors de ce monde.

Demain, il aurait dix ans. Elle aurait dû être joyeuse. Elle aurait dû préparer avec légèreté et tendresse la célébration de cette première décennie. Il était vivant et en bonne santé. Pourtant, malgré les sourires et les apparences qu’elle maintenait, une inquiétude sourde et lourde lui tordait les entrailles. Car parfois, elle croisait le regard de cet enfant et frissonnait en y apercevant, juste une seconde, juste le temps d’un souffle, le reflet de celui qui l’avait laissée là, enceinte et désespérée, dix années plus tôt. Cette même expression froide, calculatrice, presque passive. L’enfant à l’écart qui observait le monde avec la même acuité dans le regard qu’un cobra à l’affût.

Demain, il aurait dix ans. Je reviendrai dans dix ans. Ces mots résonnaient encore douloureusement dans son esprit. Il n’était le fils de personne, rejeton illégitime d’une jardinière qu’on avait gardée parce que la maîtresse des lieux s'était attendrie. Par reconnaissance, elle entretenait les plus beaux jardins de tout le sud, alors tous gardaient ce secret de polichinelle. Mais cet enfant de personne grandissait, et bientôt viendraient les questions. Le nez toujours dans les livres, enfermé dans une solitude qui en avait fait la cible favorite des autres gamins, elle redoutait le passage fatidique de ses dix ans. Car elle savait le sang qui coulait dans ses veines. Je reviendrai dans dix ans. Reviendrait-il ? Elle voulait ne pas y croire, mais au fond d’elle, elle savait.

Demain, cela ferait dix ans. Une bourrasque soudaine lui fit relever le nez. Son cœur manqua un battement ; était-ce une silhouette de noire vêtue qu’elle apercevait là ? Un coup de vent qui secoua le jardin, un cri, une chute. Elle se précipita vers son fils, debout au pied de l’arbre, les yeux rivés sur l’enfant disloqué à ses pieds. Et elle ne vit pas, dans l’ombre de la tour, le sourire de l’homme qui s’eclipsait.



La mort avait toujours eu quelque chose de fascinant. Enfant, déjà, il l’avait observée la première fois avec cette curiosité froide qui avait affolé sa mère. Il n’avait pas compris la raison de cet émoi, alors. L’enfant d’une dizaine année était obnubilé alors par sa tentative de compréhension de ce phénomène inconnu. Il ne comprendrait, des années plus tard, que sa mère avait vu dans le regard de son fils la même lueur de glace que des années plus tôt, elle avait vu dans le regard de celui à qui elle avait succombé. Il tenait de son père. Cette même fascination morbide dans le passage d’un stade à l’autre. Il pouvait y avoir tant de beauté dans la mort. Celle, évidente et primitive, des morts paisibles, ou des morts brutales. Celle, symbolique et élégante, des sacrifices et des grandes actions. Certaines morts étaient d’une splendeur qui le laissait admiratif, muré dans un respect silencieux.

Il se souvenait de son père. Cet homme grave, dont les traits semblaient avoir été gravés au maillet par un tailleur de pierre sans talent. Mais ce qu’il avait marqué, dès le jour où il l’avait vu, longue silhouette vêtue de noire venu le chercher à Andalasia et l’arracher aux bras maternels, c’était cette folie froide qui habitait son regard. Une lueur froide et hallucinée, une acuité dans les iris qui vous arrachait un frisson quand ils se posaient sur votre personne. Il devait tant à cet homme. Cet homme avec qui il partage son sang et son don, venu le chercher par un matin d’été. Le meurtrier qu’il n’avait jamais vu venu chercher sa progéniture le lendemain de son premier meurtre. Au début, il avait pleuré, pleuré sa mère, pleuré la chaleur d’Andalasia, pleuré une enfance perdue à jamais. Mais la brutalité impitoyable d’un père et l’entraînement insoutenable qu’il lui avait fait subir ne lui avaient pas laissé le loisir de l’apitoiement. A mesure que s’écoulaient les années, les souvenirs s’estompaient. Le bruit des fontaines dans les jardins se distordait, la chaleur du soleil sur sa peau manquait moins, l’image des traits de sa mère dans son esprit perdaient de leur précision. Le son de son prénom prononcé par sa voix chaude avait fini par mourir dans l’oubli de sa mémoire d’enfant. Cassian. Il n’y avait plus de Cassian. Juste Faustus. Mais par-dessus tout, plus le temps passait, moins il ressentait. Et à mesure qu’il se vidait d’émotions parasites, comme se plaisait à les appeler son géniteur, sa magie florissait. S’acharnant à l’endurcir, son père avait alimenté dans l’esprit de son rejeton une haine féroce et inextinguible du genre humain, plantant dans le raisonnement encore naïf d’un enfant qu’humains et sorciers étaient ennemis par nature.

C’est donc sans surprises ni émotions qu’un matin, Faustus avait trouvé son père aussi froid que la neige qui lui servait de linceul. Il avait enterré le corps à peine reconnaissable, et suivit avec automatisme la trace des coupables. Chaque acte se paie. Cela aussi, il le tenait de la sagesse paternelle. Il s’était convaincu qu’il agissait par vengeance. Mais alors pourquoi, lorsqu’il avait enfin retrouvé les coupables, avait-il trouvé de l’amusement dans l’acte. Pourquoi s’était-il émerveillé de la facilité de la mort, et pourtant de la lenteur avec laquelle elle pouvait être infligée ? Nombreux méprenaient le don de murmurer au vent comme le simple art de maîtriser les tempêtes. A force d’essais et d’erreurs, lui avait poussé l’art de maîtriser l’air dans ses formes les plus sombres. Orfèvre de la mort, il jouait de doigts souples avec le souffle vital des hommes. D’un geste de la main il vidait des poumons de leur air, arrachant à des victimes suffocantes des suppliques rauques, il expérimentait plus qu’il ne torturait, prenant et donnant. Il avait fait de la suffocation par magie son talent le plus abouti, à tel point qu’elle en était devenue sa signature, pour un temps. Combien de regards injectés de sang avait-il contemplé avec un sourire ? Combien de victimes avait-il amené à cet état d’hallucination, leur laissant juste assez pour ne pas trouver délivrance dans la mort, pas assez pour rester en vie ?

Même l’ami le plus proche de son père n’avait pu tenir, regardant cet homme avait un mélange de fascination et d’effroi. L’enfant avait grandi pour devenir plus terrible encore que son géniteur, l’élève avait dépassé le maître. La perdition l’attendait au bout du chemin, avait prophétisé son aîné, plus sage. Sans doute. Mais entre-temps, il lui restait encore beaucoup à accomplir.



Il avait été trop loin. Il allait toujours trop loin. Cherchant la limite, flirtant avec l’absolu, effleurant l’impossible. Ce don était à l’image de la vie qu’il avait toujours menée. L’utiliser, c’était tenter la chance, jouer cartes sur table avec la mort. Un jour viendrait où la chance abandonnerait le joueur, où cette témérité suicidaire lui prendrait cette vie qu’il jouait trop aisément.

Peut-être ce don était-il la punition. Le cadeau empoisonné.

Il avait été trop loin. Les migraines venaient toujours, lancinants souvenirs des mémoires volées qui polluaient son esprit, obscurcissaient son discernement et aigrissaient son humeur. Mais cette fois il avait poussé l’expérience, demandé davantage, volé plus qu’il n’était permis. Le souvenir d’une vie entière volé en éclat, laissant sa victime hagarde et affolée de ne plus connaître l’origine et le sens de sa propre vie. Et de cette victoire cruelle, il lui fallait à présent payer le prix.

La douleur n’était pas le pire. Elle avait franchi depuis longtemps le seuil du soutenable, le laissant prostré, aveugle, recroquevillé sur le sol dans la pose grotesque d’un cri silencieux. Mais la douleur n’était pas le pire. Elle était l’ultime ancre à une réalité qui lui échappait à mesure que son esprit se disloquait. Les mémoires dérobées, enfermées dans un esprit qui n’était pas le leur, ravageaient tout sur leur passage, éclatant le fil de sa propre vie. Deux vies, et les fragments d’autres, qui lui revenaient en pleine figure, comme un insupportable retour de balancier. C’était plus qu’un esprit ne pouvait supporter. Il allait devenir fou. Il pouvait sentir, à chaque seconde qui passait, sa raison se fragmenter, les mémoires s’entremêler, sa propre vie lui échapper.

Puis soudain, le contact inespéré de deux mains sur ses joues, l’appel d’air salvateur dans cette spirale infernale. Et malgré l’enfer qui se déchainait dans son esprit en perdition, un instinct plus profond, probablement indestructible jusqu’à ce que la mort ne vienne finalement le cueillir, il reconnut cette peau contre la sienne, le timbre de sa voix qui résonnait contre la fureur qui rugissait. S’accrocher à cet espoir, à cette ancre, à cette présence salvatrice. Retrouver le chemin de leurs mémoires intactes, de ces traces de leur vie qui seraient les dernières à s’effriter dans le château branlant de sa mémoire.  

Le premier jour. La première fois que son regard avait croisé le sien. Ce jour où tout avait commencé, où cette danseuse dans une troupe itinérante avait attiré son regard. Quel âge avaient-ils, alors ? Impossible de s’en souvenir. Pas de grands moments, d’amour au premier regard, de grands discours. Il était un vagabond, son regard fraîchement rougi de la vengeance du meurtre de son père. Elle était une danseuse, aussi insouciante et légère que ses voiles. Mais elle avait derrière son insouciance quelque chose qui sommeillait, un potentiel enterré sous le terne d’une vie quotidienne sans gloire. Un don, comme lui, que personne n’avait laissé s’exprimer. L’endoctrinement de son père avait résonné comme l’augure d’un avenir noir. Combien de sorcier restaient ainsi, piégés dans une vie qui les entravait ?

Chaque seconde qui passait, chaque vestige de souvenir qui lui revenait, et c’était l’implosion qui retardait. La bataille de son esprit contre lui-même s’inversait, la spirale s’immobilisait.

Le destin s’était acharné à ce que se croisent leurs routes, le mage noir et la danseuse ne cessant de se revoir au détour d’un chemin. Premiers mots, premières moqueries, premiers émois. Il s’était développé l’once d’une émotion qu’il avait ignorée, refusant la possibilité d’un sentiment dépassant la volonté. Il n’avait jamais cru au sort, avait toujours ri au visage du destin, qui semblait s’acharner à lui prouver que certains futurs sont inévitables. Puis étaient venus ces instants volés, ces moments surpris où il avait enfin compris qu’elle pouvait être tellement plus, qu’elle ignorait ce qui sommeillait en elle, volontairement ou par contrainte. Tentateur, et incrédule de son propre comportement, il était resté dans son ombre, se retrouvant à son esprit défendant aimanté par cette rousse indomptable. Il lui avait laissé entrevoir un soupçon de ce qu’il était et de ce qu’elle pourrait devenir, l’étendue d’un pouvoir qu’il n’appartenait qu’à elle de maîtriser. Elle avait prouvé être capable de beaucoup plus qu’il ne lui en avait accordé l’espoir.

Ils s’étaient perdus. Egarés sur des routes différentes. Et il avait compris, trop tard, ce qu’il avait refusé d’accepter. Alors il était revenu sur ses pas, tendant la main à cet être qui lui avait réveillé, sans lui laisser voix au chapitre, le peu d’humanité qu’il restait dans son cœur. Il l’avait retrouvée, et lui avait offert le monde. Regard carmin dans un maelstrom d’or et de pourpre, et elle avait ouvert les portes de l’enfer, prenant sa main pour y plonger à pieds joints. Attirée vers le fond par un amour qu’il lui rendrait pour l’éternité. Décision du destin, qui à défaut d’être salvatrice, avait généré cet amour aussi pur qu’il était tordu. Il lui devait plus qu’il ne l’avouerait jamais. Il lui avait tout donné ; d’un geste, elle aurait pu le détruire. Peut-être était-ce dans cette confiance absolue qu’ils se vouaient l’un à l’autre que résidait leur force. Un duo infernal, précédé par leur réputation, laissant derrière eux le pire comme le meilleur. Inséparables.

Son esprit vacilla une dernière fois, au bord de la brèche, à l’instant décisif. Instinctivement, ses mains vinrent chercher ses épaules, effleurant des formes qu’il connaissait par cœur, cherchant à retrouver par le dernier sens resté intact une réalité palpable. Suivant le fil des ultimes souvenirs intouchés, de ces moments qu’il jalousait précieusement et barricadait dans son esprit, il avait retrouvé, à travers la folie qui se déchaînait, le chemin qu’elle avait tracé. Eurydice revenue chercher Orphée, elle l’avait à nouveau sauvé de lui-même, l’arrachant à un sort auquel il se condamnait lui-même. Il ouvrit alors seulement les yeux, ses pupilles dilatées par la douleur peinant à se focaliser, s’accrochant au roux flamboyant de ses cheveux, la douceur de son sourire, puis à la tendresse dans son regard, tandis que dans le sien le carmin s’estompait doucement. Il ne remarquerait que plus tard les ravages qu’un vent hors de contrôle avait laissé autour d’eux. Pour l’instant, il n’y avait qu’elle. Il n’y aurait jamais qu’elle. Toujours.

Un souffle lui échappa, son front touchant doucement le sien, et il ferma les yeux à nouveau sur un esprit cette fois apaisé. Et comme un aveu de faiblesse, ou une demande d’absolution pour les promesses qu’il avait brisée, un murmure rauque franchit ses lèvres. « Pardon. »



Elle avait disparu.

Quelques jours plus tôt, ils s’étaient juré l’éternité de leur amour. Ils s’étaient juré protection et fidélité, pour le meilleur et surtout, ils le savaient tous les deux, pour le pire. Elle avait accepté cette demande incongrue, lancée un jour dans un élan inhabituel de spontanéité, de lier sa vie à la sienne. Toute la famille avait débarqué, tout cette famille qui l’abhorrait cordialement et il le leur rendait bien. Mais pour elle, il renverserait le monde.

Mais aujourd’hui, le monde était à feu et à sang. Une fièvre de folie collective avait libéré la vraie nature de l’humanité, et l’on égorgeait sans procès, abreuvant les pavés de Corona du sang des sorciers. L’odeur ferreux du sang se mêlait à la fumée âcre des bûchers. Le chaos était absolu, le cri des suppliciés et des bourreaux en démence assourdissant. Et lui qui, sous d’autres circonstances, se serait réjoui de cet autel dressé à la barbarie, était glacé jusqu’au fond de son âme.

Elle avait disparu. Et lui se battait pour sa vie, tout en pleurant déjà la sienne. Il avait laissé derrière lui une traînée de cadavres, mais non sans céder quelques coups au passage. Le coup était prévu. Les lames et les piques avaient été enduites de ce poison maudit, du jus de cette plante de malheur, et il pouvait sentir ses forces faiblir. Perdre du sang n’aidait pas non plus. Et pourtant il s’accrochait, refusant d’être une victime de plus de ce massacre insensé, refusant surtout de croire qu’elle était l’un de ces corps qui jonchaient les rues. C’était impossible. Impossible… La peur le rendait brouillon. Or l’imprudence n’était pas permise quand la mort rodait. Et quand le son de la corde d’un arc qui se relâche lui fait tourner la tête, il était trop tard.

Il s’arracha au sommeil dans une inspiration rauque, roulant hors du lit dans un son mat. Cauchemars maudits qui lui embrumaient l’esprit. Dix ans qu’il n’avait plus dormi plus de quatre heures consécutives. Les deux premières années, il les avait passées en captivité, des chaînes enduites d’anis étoilé autour des poignets. Son corps portait encore les marques physique d’une année sombre de désespoir endeuillé et de privations cruelles d’humains enivrés de pouvoir. Deux années qui avaient réveillé des tréfonds de ténèbres qu’il ne croyait pas avoir en lui, achevant d’assécher le peu d’humanité qu’elle avait pu ramener en lui. Une révolte collective et un bain de sang les avait libérés, relâchant dans la nature une horde de mages torturés dans leur chair et dans leur esprit. Les blessures avaient guéri, la soif de vengeance attendait toujours d’être satisfaite.

La douleur de l’absence, elle, était restée intacte, dévorante cruauté avec laquelle il fallait composer. Revenant à Corona après une année de cavale à panser ses blessures et rassembler ses forces, une partie de lui n’avait jamais abandonné l’idée de la retrouver. Chaque chevelure rousse qu’il apercevait était un poignard qui rouvrait béante la pire de ses blessures, alimentant de cette douleur cette soif revancharde nouvelle pour lui. Elle lui avait réappris à ressentir, et maintenant il ne savait plus qu’en faire.

Et pendant que cette partie trop humaine se lamentait d’une perte irremplaçable, il était redevenu le Faustus d’autrefois, ou peut-être pire encore, trouvant dans sa rage la voie vers tréfonds de noirceur dont il se croyait incapable. Hantant les ombres, fomentant en silence, attisant les braises d’une révolution qui approchait. Les humains avaient choisi la voie de la violence, forçant des milliers de sorciers pacifiques vers la voie la plus extrême, pour la plus grande réjouissance des hommes de son acabit.

La guerre venait. Un jour, la dette serait payée.


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MessageSujet: Re: (faustus) paint it, black   Dim 17 Sep - 8:38

POUPEEEEEEEEEEEEETTE *lui saute dessus, fait câlin*

Bienvenu et encore une fois, trop contente que tu sois là **
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COMPÉTENCES / POUVOIRS : Contrôle de la flore (complètement développé): d'un simple contact, Eidel a la possibilité d'accélérer la pousse ou le déclin d'une plante. Faire pousser des fleurs en plein hiver n'est pas un souci. User des racines ou branches des arbres est un jeu d'enfant. Du bout d'un doigt, elle fait se plier la flore à ses envies.

Transmission des blessures (en cours de dvp) : en posant sa main sur une blessure, Eidel peut la soigner ou plutôt, la "transmettre" à sa propre personne. Pour l'instant, elle ne peut agir que sur des petites blessures, bénignes, mais sur le long terme elle sera capable de soigner des blessures externes comme internes. Son don est, bien évidemment, extrêmement dangereux.


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MessageSujet: Re: (faustus) paint it, black   Dim 17 Sep - 10:41

Ohhh bienvenue parmi nouuus. Snif Tu t'es finalement décidé pour un personnage, c'est vraiment cool. oui mvdd m'a parlé de ton problème sur la cb Bon courage pour ta fiche qui est déjà bien chouette. Heart2

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STATUT : Bientôt mariée, c'est du moins ce que souhaiterait son père. Mais Ella n'a pas l'intention de se faire passer la bague au doigt de si tôt !
CAMP : Neutre
MÉTIER : Elle fait partie d'une des familles les plus nobles du royaume, elle ne travaille pas, voyons !
HUMEUR : Changeante. Elle peut se montrer charmante comme détestable selon son bon vouloir.
COMPÉTENCES / POUVOIRS : Ellerina est capable de produire des flammes dans le creux de sa main et de les projeter autour d'elle. Lorsqu'elle se concentre, elle peut aussi agrandir un feu qui brûle déjà ou les flammes des bougies.
AVIS SUR LA DISPARITION DE LA PRINCESSE : Elle ne portait pas Eleanora dans son cœur mais la disparition de cette dernière l'inquiète tout de même. Maintenant que la sécurité du royaume est à nouveau menacée, Ellerina redoute une seconde Purge.


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MessageSujet: Re: (faustus) paint it, black   Dim 17 Sep - 11:10

Bienvenue parmi nous et merci de ton inscription Love Dreamer
J'approuve 10 000 fois le choix d'avatar Snif et le personnage a l'air tout aussi génial, j'ai hâte d'en apprendre davantage !!
Bon courage pour écrire ta fichette et si tu as besoin d'aide, n'hésite pas à me faire signe I love you

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She has the mindset of a queen and the heart of a warrior. She is everything all at once and too much for anyone who doesn't deserve her.
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MessageSujet: Re: (faustus) paint it, black   Dim 17 Sep - 11:18

Bienvenue parmi nous Gimme Hâte de voir ce que cette fiche va donner Happy
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MessageSujet: Re: (faustus) paint it, black   Dim 17 Sep - 11:39

bienvenuuue par ici :face: (rien que pour dr who, je t'aime déjà I love you )
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AVATAR : Simone Simons


STATUT : Célibataire, éperdument amoureuse d'Hadrian mais ne supporte qu'il me rejette.
CAMP : Du côté des sorciers
MÉTIER : Ambassadrice d'Arendelle à Corona. Je suis la filleule de la Reine d'Arendelle. Je suis venue voir si les liens entre Arendelle et Corona peuvent être renouvelés, mais j'en doute . Je suis Noble et je suis une Sorcière. Une Maîtresse de l'Air
HUMEUR : J'ai peur pour moi et ceux que j'aime.
COMPÉTENCES / POUVOIRS : Pouvoir principal: Contrôle de l'Air. Maîtrise totale. Je suis capable de créer des tempêtes, des tornades et des vents violents. Je peux changer le temps. Je suis devenue une Maîtresse de l'Air

Pouvoir secondaire: Bouclier d'air. Je peux me protéger contre toute attaque physique pendant quelques instants. Il me permet de projeter un individu sur plusieurs mètres, me permettant de m'enfuir.
AVIS SUR LA DISPARITION DE LA PRINCESSE : Je suis perplexe. Pourquoi elle s'est enfuie? L'a t-on kidnappé? Moi je le pense. J'ignore ce qu'il lui arrive, mais cela ne sent pas bon du tout.

Alors que le festival touche à sa fin, nous les Sorciers sommes en danger et j'ai très peur. J'ai peur pour Hadrian et les miens.


ÉNERGIE:
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MessageSujet: Re: (faustus) paint it, black   Dim 17 Sep - 15:48

Bienvenue parmi nous
Je crois que je dois être la seule à ne pas connaître ton avatar. En tout cas, il est très bien.

Bon courage pour ta fiche.

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SIMONE THE WIND WITCH


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MessageSujet: Re: (faustus) paint it, black   Dim 17 Sep - 16:46

Bienvenue^^
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AVATAR : katie mcgrath.


STATUT : mariée à un descendant de Amish DunBroch, frère de Merida; enfant du royaume voisin et émissaire à la cour de Corona.
CAMP : Neutre
MÉTIER : suivante et cousine de la princesse Eleonora.


ÉNERGIE:
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MessageSujet: Re: (faustus) paint it, black   Dim 17 Sep - 21:35

juste pour le choix d'avatar Welcome ! Cookie Cat2 Cat3
bienvenue par-minou charmant minois et bon courage pour ta fiche ! Angel1

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Awaken from a quiet sleep. Hear the whispering of the wind. Awaken as the silence grows in the solitude of the night. Darkness spreads through all the land and your weary eyes open silently. Sunsets have forsaken all and must open their eyes now. — Asja Kadric.
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MessageSujet: Re: (faustus) paint it, black   Mer 20 Sep - 1:00

(doctor whoooooooooo. Moustache)
et... si tu veux de l'aide pour dominer les humains. Miam Heart1
bienvenue parmi nous avec ce personnage qui a l'air d'envoyer
grave de la pâté ! *^* hâte de le voir en jeu !
Cat3
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MessageSujet: Re: (faustus) paint it, black   Ven 22 Sep - 22:36

ce personnage et cet avatar. Heart1 Heart1 et mari de Lore - t'as fais un joli choix d'femme là. Mouais manque plus que la retrouver maintenant. Happy
courage pour le reste de ta fiche et bienvenue ici. Eyes1
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MessageSujet: Re: (faustus) paint it, black   Dim 24 Sep - 0:08

Ohlala merci tout le moooonde Snif
Evidemment je veux des liens avec tout le monde, on va mettre le boxon les gens Omg1

D'ailleurs, je crois que normalement tout est bon, ma fiche est (enfin) terminée Please...
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MessageSujet: Re: (faustus) paint it, black   Dim 24 Sep - 0:34

Et ben franchement ça valait le coup d'attendre ! Burn Happy Omg1
Bravo pour ta fiche ! On sent que tu as longuement réfléchi à la complexité de Faustus. Amazed

Du coup félicitations d'être arrivée au bout et Welcome ! again !
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AVATAR : Adelaide Kane


STATUT : Bientôt mariée, c'est du moins ce que souhaiterait son père. Mais Ella n'a pas l'intention de se faire passer la bague au doigt de si tôt !
CAMP : Neutre
MÉTIER : Elle fait partie d'une des familles les plus nobles du royaume, elle ne travaille pas, voyons !
HUMEUR : Changeante. Elle peut se montrer charmante comme détestable selon son bon vouloir.
COMPÉTENCES / POUVOIRS : Ellerina est capable de produire des flammes dans le creux de sa main et de les projeter autour d'elle. Lorsqu'elle se concentre, elle peut aussi agrandir un feu qui brûle déjà ou les flammes des bougies.
AVIS SUR LA DISPARITION DE LA PRINCESSE : Elle ne portait pas Eleanora dans son cœur mais la disparition de cette dernière l'inquiète tout de même. Maintenant que la sécurité du royaume est à nouveau menacée, Ellerina redoute une seconde Purge.


ÉNERGIE:
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MessageSujet: Re: (faustus) paint it, black   Dim 24 Sep - 18:41

Mince, je viens seulement de voir que ta fiche était terminée, excuse moi Embarassed Embarassed Embarassed
Je m'en occupe tout de suite Hug Gromp Heart2

Edit : Shocked Shocked Shocked Shocked Shocked Cat4 Cat7 Cat6 Cry Snif
C'est à peu près mes réactions au fur et à mesure de la lecture de ta fiche Mdr
Nom d'un chien, ce que tu écris bien, je suis sans voix OMG ! Et que dire du personnage ! J'ai déjà tellement hâte de lire les retrouvailles entre Faustus et Loreleil Haaa
Ta fiche est bien entendu validée, merci beaucoup pour ce superbe moment de lecture et bon jeu parmi nous !

Je t'invite bien sûr à aller créer ta fiche de liens dans ce sujet et pour commencer le rp, tu peux aller faire un tour dans le sujet commun La fête du village. Il y a sans doute déjà assez de chaos comme cela mais si Faustus veut en rajouter un plus, ce sera avec plaisir Omg1

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