Un royaume en dérive, un conflit entre humains et sorciers et une disparition mystérieuse. Trouverez-vous votre place à Corona ?

 

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 We could turn around and we could give it up but we'll take what comes. ✖ Oz

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MessageSujet: We could turn around and we could give it up but we'll take what comes. ✖ Oz   Jeu 14 Sep - 23:21

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La table en bois de chêne est recouverte de plantes diverses ; cueillette du jour. Les fleurs et autres végétaux sont pêle-mêle, Eidel n’a pas encore eu le temps de les trier pour remplir à nouveau ses bocaux dont certains avaient bien besoin d’être réapprovisionnés. La pièce qui sert d’atelier croule sous les herbes, bocaux, alambics et matériel en tout genre que la famille a accumulé au fil des générations. C’est sans parler des nombreux livres et parchemins qui encombrent toutes les étagères ; mais pas seulement du laboratoire mais de l’entièreté de la maisonnée. Certains trouveraient l’endroit mal rangé, pourtant tout a une place bien définie et ce n’est que la petitesse des lieux qui donne cette impression un peu fouillis. Puis la présence d’une loutre au sein de la maison n’aide en rien au bon arrangement des affaires puisque cette dernière ne cesse de venir tout déranger, justement. La porte d’entrée se referme dans le dos d’Eidel qui abandonne sa cape sur l’un des crochets de l’entrée ; dévoilant son corps entièrement nu. Ah ! Elle n’allait pas s’encombrer d’une robe pour se rendre jusqu’à la rivière afin de se baigner, ce n’est pas dans les habitudes de la sorcière que de s’embarrasser de choses inutiles. Plutôt que de monter à l’étage pour se changer, celle-ci préfère s’attaquer au trie des plantes. Ses doigts glissent le long des tiges, récupèrent leurs soeurs pour les nouer à l’aide d’un fil de chanvre. Certaines plantes sont directement rangées dans des bocaux afin de les faire sécher tandis que d’autre rejoignent l’un des alambics en cuivre qui trône dans un coin du laboratoire. Elle a plusieurs huiles à préparer ; si elle veut les terminer avant le lendemain, il lui faut user des trois énormes alambics que lui a légué sa mère. Ils sont aussi beaux que lors de leur acquisition ; tous trois brillent et, aussi étrange que cela puisse paraître, portent des prénoms. Cela ne vient pas d’Eidel mais bien de sa mère. Car si l’on trouve la brune étrange, l’on trouvait sa mère encore plus bizarre et délurée. Déjà, quelques minuscules gouttes commencent à s’écouler du petit robinet pour venir remplir la fiole juste en-dessous. Aux pieds de l’apothicaire, la boule de poils roule dans tous les sens, s’étire et couine un peu de ne pas recevoir l’attention qu’elle mérite. Eidel fronce des sourcils, c’est bien le moment de vouloir des caresses ; elle n’a pas le temps ! Il lui faut encore vérifier où en sont les infusions qui mijotent dans la cheminée depuis l’aube.

La brune dépose tout juste le lourd couvercle d’étain sur l’une des marmites que des coups résonnent contre la porte d’entrée. Oh ? Elle se redresse, curieuse, quelle heure est-il donc ? Aucune idée mais vu la couleur du ciel, la nuit n’est pas loin. Oh ! Cela lui était presque sorti de la tête. La jeune femme monte les escaliers menant à sa chambre quatre à quatre tout en criant à la personne à la porte d’entrer. C’est forcément Oz. Depuis la chambre, elle peut entendre la porte s’ouvrir puis se refermer. Il faut qu’elle s’habille. Apparemment, ouvrir sa porte dans le plus simple des appareils n’est pas une chose convenable. Les gens ont des mentalités vraiment étranges, comme si il y avait quoi que ce soit de gênant face à un corps nu, Eidel ne les comprendra jamais. Aussi vite qu’elle est remontée, la sorcière redescend les marches du petit escalier de bois. Oui, elle s’est habillée mais encore une fois, peu de gens trouveraient la tenue des plus habillée, justement.

« Je te prie de m’excuser mais Lena m’a fait part de ton embarras vis-à-vis de ma nudité, du coup j’ai pris la peine de me vêtir. »

Se vêtir. Effectivement, Eidel s’est vêtue d’une fine chemise de lin en-dessous de laquelle on peut aisément voir la silhouette nue de la brune ; sans compter de la longueur de celle-ci, tout juste à mi-cuisses. Ne lui en demandez pas trop, un vêtement est un vêtement, qu’importe si ce dernier est, finalement, bien inutile pour cacher la nudité. La jeune femme sourit, défait la tresse qui retenait ses longues boucles brunes pour les laisser tomber librement le long de son dos.

« Comment te portes-tu ? Ta soeur m’avait prévenu de ta visite, hélas sa potion n’est pas encore terminée ; oh cela ne prendra pas beaucoup de temps, ne t’en fais pas. » Fait la sorcière tout en se rendant dans l’atelier.

Pip a fait son apparition, elle renifle les chaussures d’Oz avant de retourner se planquer sous l’une des bibliothèques encombrées.

« Veux-tu du thé ? Je venais justement de mettre de l’eau à chauffer, juste avant ton arrivée. »

Elle s’exécute sans même avoir de réponse, allant d’un bout à l’autre de la pièce pour attraper des tasses ainsi que l’un des pots de thé, préparé par ses soins. La voilà hissée sur la pointe de ses pieds, le bras tendu afin d’essayer d’attraper le pot de porcelaine abîmée ; l’opération fait dangereusement remonter la chemise de corps bien trop courte…

« Eumf. Aurais-tu l’amabilité de l’attraper ? Je suis bien trop petite et j’ignore où j’ai pu mettre mon tabouret. »

Elle demande, mais continue tout de même de sautiller sur place, sait-on jamais.

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MessageSujet: Re: We could turn around and we could give it up but we'll take what comes. ✖ Oz   Lun 18 Sep - 17:06


We could turn around and we could give it up but we'll take what comes.

Courir, toujours courir. Pour le travail, pour Erika, pour Lena. Ce soir, c’est pour Lena. A peine rentré du travail, c’est sur une sœur hystérique que je suis tombé. Elle avait mal, qu’elle disait. Trop mal pour faire le chemin jusqu’à la petite maison au milieu des bois où se trouve son remède. Trop mal pour se traîner jusque chez Eidel. Alors me voilà en mission spéciale, allant chercher un remède pour un mal dont Lena n’a même pas voulu me donner les détails. Erika voulait m’accompagner, mais c’est avec une mine boudeuse que je lui ai demandé de rester à la maison. Ses petites jambes ne suivent pas les miennes lorsque je marche vite, et je n’ai pas envie de passer la moitié de la soirée à gambader dans la forêt. Renfrogné, donc, je traîne les pieds sur le chemin.

J’apprécie beaucoup Eidel. Si son étrangeté me laissait perplexe alors que je n’étais encore qu’un adolescent de 15 ans, aujourd’hui son charme agit sur moi d’une toute autre façon. Après le départ de Lena, elle était toujours là. J’ai appris à aimer sa compagnie parfois bizarre, mais toujours agréable, son sourire doux, ses yeux bruns qui pétillent. Avec le temps, elle est devenue une véritable amie. J’aurais été heureux de la voir, sûrement, si seulement j’avais décidé moi-même d’aller la voir. Et si je n’avais pas trébuché comme un idiot sur la première branche en travers de ma route.

Après une longue épopée silencieuse, la petite maison apparaît enfin dans mon champ de vision. Le lieu est si calme, si apaisant, que je me sens tout à coup plus détendu. J’oublie doucement mon agacement, et j’approche de la petite porte en bois. Sans un bruit, j’écoute un instant si du bruit me parvient depuis l’intérieur de la maison, mais comme le silence semble aussi prenant dedans que dehors, je cogne quelques coups contre la porte. Un instant passe dans le suspens, et soudainement, j’entends de l’agitation. La voix d’Eidel me parvient vaguement, me permettant d’entrer. Allons, que fait-elle encore ?

Prêt à voir à peu près tout ou n’importe quoi à l’intérieur de la maison, je pousse la porte. Malgré le bruit et l’agitation, je ne vois pas la petite brune. Poliment, j’attends dans l’entrée sans m’aventurer plus loin. Et puis des bruits de pas se font entendre, et Eidel apparaît au bas de l’escalier en bois qui monte à l’étage. C’est un sourire franc que je lui adresse, avant de lui donner une légère bise. Mais rapidement, la franchise innocente de mon amie me frappe à nouveau en pleine face. Sa remarque me force à poser les yeux sur elle, sur ce corps presque nu qu’elle appelle habillé. Alors comme ça, Lena a vendu la mèche. Encore une fois, elle a sûrement trop parlé, se fichant bien de me mettre dans l’embarras. Gêné, je ne peux que détourner les yeux pour balbutier un semblant de réponse. Que dire de plus de toute facon ?

Heureusement, Eidel ne s’en formalise pas. Elle est comme ca, et je finis par en rire. D’un rire court et nerveux. Elle enchaîne sur autre chose, change de sujet et disparait dans son atelier. « Je vais bien, même si aujourd’hui j’ai un véritable tyran à la maison ! Et toi, comment vas-tu ? » Je vais pour la suivre, mais une petite boule de poils m’arrête dans mon élan. Ne pouvant aller plus loin avant d’avoir été inspecté par la petite loutre qui garde la maison, je la laisse renifler mes chaussures, attendant son approbation pour suivre sa maîtresse. Il ne faut pas longtemps à Pip pour me reconnaître, et elle m’abandonne rapidement pour retourner faire la sieste plus loin. Je rejoins donc Eidel. « T’en fais pas pour la potion, j’ai tout mon temps. » Et c’est vrai. Il m’arrive parfois de rester dans l’atelier, à regarder la sorcière fabriquer ses potions et onguents. L’odeur de son atelier est enivrant, et la grâce dont elle fait preuve lorsqu’elle travaille lui donne une aura plus étrange encore qu’à l’accoutumée.

Toujours en mouvement, elle propose du thé. Je la vois traverser la pièce plusieurs fois sans avoir le temps de lui répondre, et puis elle se met en tête d’attraper un pot sur une étagère bien trop haute pour elle. Un sourire amusé étire mes lèvres alors que je me demande l’intérêt de mettre des étagères si hautes quand elle ne peut attraper ce qui s’y trouve. L’espace d’un instant, mon regard se perd sur son corps qui se dévoile en même temps qu’elle s’étend dans l’espoir d’attraper le pot qu’elle convoite. Et comme à chaque fois, je détourne la tête. Je sais que sa nudité ne la dérange pas, pourtant je me sens gêné à chaque fois que sa peau se dévoile un peu trop, me sentant brutalement trop intime avec elle. Je m’efforce alors de fixer mon attention sur les divers ingrédients entassés un peu partout, croisant les bras dans un réflexe de repli.

C’est sans compter sur Eidel, qui attire à nouveau mon regard en m’interpelant. Serviable et heureux de m’occuper un peu, je m’approche d’elle pour attraper sans effort ce pot qui lui était inaccessible. Une main dans le dos de la sorcière pour qu’elle arrête de sautiller, et je lève à peine le bras. Avec un sourire, je le lui donne et peux enfin répondre. « Je prendrais bien un thé, oui, s’il te plaît. » Et la voilà repartie. Elle me donne presque le tournis, à force de butiner partout, alors je finis par tirer un tabouret de sous une table. « C’est ce tabouret que tu cherchais ? » Je m’assois dessus, soulagé d’enfin reposer mes jambes douloureuses après une journée passée debout. « C’est quoi, la potion que tu prépares pour Lena ? » Quitte à être venu jusqu’ici, j’en profite pour bavarder avec mon amie, toujours intéressé par la fabrication de ses remèdes.

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MessageSujet: Re: We could turn around and we could give it up but we'll take what comes. ✖ Oz   Lun 18 Sep - 18:17

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Comment va-t-elle ? C’est simple, Eidel est plus ou moins toujours de bonne humeur et il est difficile d’entacher sa joie de vivre. Rien ne la dérange réellement, il peut bien y avoir un ouragan à l’extérieur qu’elle trouvera toujours de quoi s’extasier sur la beauté mystérieuse de la nature. Elle s’enthousiasme pour les petites choses, pour une nouvelle pousse dans son jardin ou par l’apparition d’un papillon coloré. Les tracas du quotidien ? Lesquels ? Ce n’est pas parce que quelques nuages viennent entacher un beau ciel bleu qu’il faut perdre de sa bonne humeur, devenir acariâtre ! Alors elle n’a pas besoin de répondre à la question posée par Oz parce que la réponse est plus qu’évidente. Il n’y a qu’à la voir papillonner d’un bout à l’autre de la pièce, impossible de l’arrêter lorsqu’elle a une idée en tête. Si elle prétendra le contraire, il y a beaucoup de sa mère en elle, dans sa façon de se mouvoir ou de parler avec cette déstabilisante franchise.
Elle est sur la pointe de ses pieds nus, son bras est tendu à l’extrême dans l’espoir de parvenir à attraper le bocal de porcelaine. Cette maison n’est pas toujours des plus adaptée, il faut l’avouer ! Eidel doit sans arrêt se promener avec un tabouret afin d’attraper des choses et d’autres sur les étagères les plus en hauteur. La chaumière n’a pas été construite pour une habitante aussi petite, elle le sait bien mais il n’est jamais passé par la tête de la brunette de changer quoi que ce soit. Cela ne la dérange pas en soit, elle est petite et alors ? C’est ainsi qu’elle est faite. M’enfin là de suite, elle apprécierait un coup de main. Celle d’Oz, en particulier. qui est venue se poser contre son dos. Eidel tourne la tête vers lui, ses yeux glissent sur son profil et un léger sourire étire ses lèvres. La sorcière reste là, quelques instants, à continuer de le regarder alors même qu’il lui a passé le pot contenant le thé. Ce sera finalement sa voix qui arrache Eidel à sa contemplation un brin rêveuse ; elle hoche de la tête puis à nouveau, se remet à sautiller un peu partout.

« Ca ne prendra qu’un petit instant ! Dit-elle tout en déposant le pot sur la table de bois. C’est vraiment très pratique, d’être grand. Mais est-ce qu’il t’arrive de te cogner la tête ? Parce que tout de même, tu es vraiment très grand. Si tu étais un arbre, tu serais sûrement un chêne. »

La moue de la sorcière est soudainement devenue pensive, réfléchissant avec beaucoup de sérieux à l’arbre que pourrait être Oz. Mais à part le chêne, elle ne voit rien d’autre. Cela lui correspond tellement, un arbre robuste, solide et généreux. Oui, il serait un chêne. L’apothicaire lève les yeux de son pot pour voir son ami tirer le tabouret qu’elle cherchait tant ! Ses sourcils se froncent, en voilà de la sorcellerie !

« Mais. Tout à l’heure il n’était pas là ! C’est à n’y rien comprendre, j’étais pourtant persuadée de l’avoir laissé dans le jardin, maintenant que j’y pense. Mmmh, j'ai dû le rentrer sans m’en rendre compte, quelle tête en l’air que je suis ! »

C’est vrai qu’elle l’est un peu. A force de faire tant de choses à la fois, il lui arrive parfois d’en oublier ce qu’elle fait. Eidel verse un peu de thé dans la théière de porcelaine blanche décorée de fleurs. Un vieux service qui en a servi, du thé, mais par les bons soins de ses différentes propriétaires, a toujours l’air neuf. Elle se retourne, attrape la lourde casserole pour verser de l’eau brûlante dans le théière avant de la reposer sur le feu. Ses yeux se lèvent brièvement de sa tache pour regarder Oz.

« Oh eh bien, la même que d’habitude. D’ailleurs, je savais qu’elle en aurait besoin aujourd’hui ou demain. Ta soeur a vraiment un cycle très régulier, c’est extrêmement pratique ! Je sais toujours à peu près quand je dois préparer un calmant pour ses douleurs menstruelles. Elle n’a pas de chance, la plupart des femmes souffrent beaucoup moins après une grossesse mais pas Lena. Moi ça va, j’ai toujours été chanceuse à ce sujet. »

Délicatement, elle verse le thé à l’aide d’une petite passoire qui récupère les feuilles afin qu’elles ne finissent pas à l’intérieur des tasses. Elle tire une chaise jusqu’à elle pour s’asseoir à son tour, tenant ensuite la tasse entre ses mains. Pip est ressorti de sous la bibliothèque, s’approche de la table au cas où il y aurait de quoi grignoter mais couine, un peu déçue, avant d’escalader les grandes jambes de Oz pour se coucher sur lui. Eidel esquisse un sourire attendri, la loutre aime tous les membres de la famille Wiesemann. Avec tout de même une préférence pour Erika avec laquelle elle peut courir dans tous les sens et jouer durant des heures sans avoir un humain épuisé en face. La petite brune porte sa tasse à ses lèvres, boit une petite gorgée du breuvage avant de reporter son attention sur Oz.

« Dors-tu bien ? Tu as l’air fatigué. Si tu as besoin de quoi que ce soit pour t'aider à mieux dormir, tu peux me le demander. Je dois avoir quelques potions d’avance ou bien des infusions. OH ! Attends, je voulais te montrer quelque chose ! »

Sa tasse est reposée à la va-vite sur la table. En un battement de cils, la sorcière a disparu de la pièce, sortie dans son jardin, à l’arrière de la maison. Mais elle est rapide, Oz n’a pas réellement le temps de se demander quoi qu’elle pose un petit panier remplit de pêches sur la table.

« J’ai fait pousser le pêcher ce matin ! Honnêtement, je crois que ce sont les meilleures pêches que j’ai jamais eues. S'enthousiasme-t-elle. Tu devrais rapporter le panier. Oh quoi que non, je t’en donnerai un plus gros et je te rajouterai des légumes, j’en ai bien assez pour moi toute seule. Ah mais elle était là, ma couronne ! »

Ses doigts attrapent la couronne de marguerites ayant un peu glissée sur le côté du panier et la déposent sur ses cheveux bruns. Ah ! Là c’est mieux, c’est tout de même rare qu’elle ne se balade pas avec des fleurs dans ses longues boucles.


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MessageSujet: Re: We could turn around and we could give it up but we'll take what comes. ✖ Oz   Jeu 5 Oct - 17:47


We could turn around and we could give it up but we'll take what comes.

Comme un chevalier servant, je tends le pot de thé à Eidel. Un air rêveur s’est emparé de son visage, alors je lui souris doucement en attendant qu’elle prenne le bocal. A peine l’a-t-elle attrapé qu’elle repart presque en courant. Son innocente question sur ma taille m’arrache un rire léger. « Oui ça m’arrive ! » Je réfléchis un instant à toutes ces poutres, tous ces cadres de portes toujours trop bas. Et puis Eidel se met à me comparer à un arbre. Un peu dubitatif, je baisse le regard sur mon corps d’un air critique. « Un chêne ? » Je ne sais pas comment je dois le prendre, alors je lui lance un regard interrogateur. Je ne comprends pas vraiment où elle veut en venir, mais j’oublie. Ce ne sera pas la première fois que je ne la suis pas dans ce qu’elle dit. Au lieu de me prendre la tête, j’attrape le tabouret farceur que mon amie avait perdu, et je m’assois tranquillement dessus.

Et alors qu’elle prépare le thé, je m’occupe en bavardant avec Eidel. Sans m’attendre à la réponse, je demande ce qu’elle fabrique comme potion pour ma sœur. Et la réponse ne me satisfait que très peu. Si je ne comprends pas tout de suite de quoi il s’agit, je grimace en comprenant que c’est bien du cycle menstruel de Lena dont elle parle. Et puis elle dérive sur ses propres règles, dont je n’ai pas envie d’entendre parler non plus. Si je suis habitué à vivre avec une femme, habitant avec Lena, je ne suis tout de même pas au point sur tous les sujets, et celui-ci me rebute légèrement. Alors je ne dis rien, et je laisse la petite sorcière me servir un thé. Souvent, elle ne continue par sur un sujet lorsque je ne lui réponds pas. Il suffit de lui laisser quelques secondes pour rebondir sur un nouveau sujet, alors j’attends patiemment.

Et ca ne manque pas. Elle vient me rejoindre et s’assoit en face de moi. En même temps, Pip, la loutre, grimpe sur mes jambes pour se rouler en boule sur mes genoux. Je caresse sa tête du bout des doigts avant de reporter mon attention sur Eidel. Elle me demande des nouvelles de mon sommeil. Si par réflexe, je secoue la tête pour signifier que tout va bien, je me rappelle des quelques nuits agitées que j’ai passées. La fin de l’été joue sur les humeurs, sur mon sommeil aussi. Après des journées maussades au travail, je peine à trouver l’apaisement pour passer une bonne nuit. Non, mes nuits sont ponctuées de réveils et de rêves étranges. Je n’en comprends pas la signification, mais souvent, je suis obligé d’aller marcher dans la douceur de la nuit en forêt pour trouver le sommeil. Alors je cède, à l’idée de prendre des infusions, des remèdes peut-être, pour passer une bonne nuit. « C’est vrai, j’ai le sommeil agité ces derniers temps. Mais ne te dérange pas p- » Pour moi. Trop tard. La petite brune est décidément bien agitée elle aussi.

Elle pose sa tasse dans un bruit sec sur la table, et la voilà repartie. J’ai parfois l’impression d’avoir affaire à un feu-follet. Je profite de sa toute petite absence pour m’étirer, faisant bouger un peu la loutre qui râle avant de se réinstaller confortablement. Déjà, mon amie revient. Je la vois arriver avec un panier rempli de pêches qu’elle pose sur la table. Trop souvent, elle nous offre des fruits et légumes qu’elle fait pousser, et trop souvent, je ne sais quoi lui dire pour lui rappeler qu’elle nous donne beaucoup trop. J’ai beau essayer de la payer, j’ai toujours essuyé des refus. Mais encore une fois, je fronce les sourcils.

Mais comme je suis trop fatigué ce soir, je n’ai pas le temps de râler qu’elle s’écrie à nouveau. Cette fois, c’est une couronne de fleurs qu’elle attrape, avant de la déposer délicatement sur ses cheveux bruns. Ainsi coiffée, elle ressemble à une fée. Je crois. Parce que je n’ai jamais vu de fées. Quoiqu’il en soit, les fleurs subliment son charme et je me retrouve à observer son joli visage un instant. « Elle est très belle, ta couronne. Ce serait dommage de la perdre. » Mais même comme cela, elle ne me fera pas oublier tout ce que je lui dois. « Eidel, c’est déjà beaucoup, ce n’est pas la peine de rajouter des légumes... » Je marmonne, déjà prêt à l’entendre dire non. Mais cette fois, c’est moi qui ne lui laisse pas le temps. Je relève les yeux vers elle, un sourire aux lèvres. « Sinon tu viens à la maison. Je ferai des tartes. » Parce que la plupart des ses fruits et légumes, je les transforme à peine rentré chez moi. Depuis longtemps, je passe une grande part de mon temps libre à faire de la pâtisserie, alors ces ingrédients qu’elle me donne font merveilles. C’est le seul moyen de donner un peu à Eidel et qu’elle accepte. Mais pour être sûr, j’en rajoute une couche. « Erika sera contente. »

A l’annonce du prénom de ma petite nièce, Pip se réveille. Comme si elle attendait de voir Erika apparaître à la porte, l’animal se jette au sol pour courir vers l’entrée de la maison, renversant sur son passage quelques pots en se cognant contre la table. « Et bien, en voilà une qui est enthousiaste… Veux-tu de l’aide pour remettre tout en ordre ? » Après tout, c’est moi qui ai provoqué une telle réaction chez l’animal de compagnie d’Eidel. A moins que ce soit autre chose ? Je ne sais pas, mais je n’attends pas la réponse de mon amie pour me lever et ramasser les bocaux qui se sont renversés. Avant de me trouver bête, face aux ingrédients répandus sur la table, que je ne sais pas distinguer.

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MessageSujet: Re: We could turn around and we could give it up but we'll take what comes. ✖ Oz   Dim 22 Oct - 23:13

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Eidel sent ses joues qui rosissent légèrement alors que les beaux yeux d’Oz l’observent avant de complimenter sa couronne de fleurs. C’est une si vieille habitude qu’elle a, de se mettre des fleurs dans ses longues boucles brunes ! Lorsqu’elle n’était qu’une toute petite fille, c’était sa mère qui se chargeait de tresser les couronnes qui viendraient égayer la masse sombre de ses cheveux. Elle était patiente, Liebe, à montrer encore et encore toujours les mêmes gestes répétitifs à la fillette qu’était Eidel à cette époque. Les premières compositions ont été maladroites, peu jolies et les fleurs avaient tendance à s’échapper au moindre mouvement un peu trop brusque. Une calamité ! Oh ce que la sorcière se souvient de la frustration de ne pas être capable de reproduire tout ce que pouvait faire sa mère alors même qu’elle ne devait avoir pas plus de six ans. Avec le temps, ses doigts sont devenus moins maladroits, ont perdu de la rondeur de l’enfance et ses couronnes sont aussi belles que celles de sa mère jadis. C’est maintenant à son tour d’enseigner cet art à sa filleule à défaut de sa fille. La brunette remet une mèche de ses cheveux derrière son oreille avant de passer au sujet des fruits, ne serait-ce que pour essayer de redonner à son visage une couleur un peu plus normale. Il n’y a que lui pour faire monter le rose à ses joues ou répandre un léger trouble en elle.

« Ne dis donc pas de bêtises, Oz ! Mon jardin est assez grand pour me suffire et vous aider également. » Répond la jeune femme.

Elle va enchaîner lorsque ce le brun qui va plus vite qu’elle. Une première ! Eidel sourit à son tour, hoche de la tête. Si cela peut permettre à Oz d’accepter ses cadeaux, la sorcière est bien prête à manger toutes les tartes qu’il veut. Puis il faut l’avouer, ses tartes sont divinement bonnes. De toute sa vie, la brunette n’en a jamais mangé des aussi délicieuses que les siennes ; c’est un peu avoir un morceau de paradis sur son palais. Elle cherche des yeux son deuxième panier qu’elle remplira de légumes pour la petite famille alors qu’Oz continue d’essayer de la convaincre alors bien qu’elle l’est déjà, convaincue.

« Tu m’as eue à « tarte », Oz. »

Elle rit avant de sursauter légèrement alors que sa loutre s’éveille brusquement en sautant sur le sol. L’animal y va avec une telle délicatesse que des pots se déversent sur la table, ainsi que les tasses et leur contenu. L’après-midi d’Eidel vient donc de voler en éclat. Littéralement.

« Pip ! Rappelle la sorcière à l’ordre, les poings sur les hanches. Regarde ce que tu as fait ! Dehors, oust ! »

La petite créature baisse la tête, comprenant bien évidemment qu’elle a fait une bêtise et Pip s’enfuit par la porte du jardin afin d’aller se cacher entre deux plants de salades, le temps que sa maîtresse oublie sa bêtise. Très rapidement, donc. Eidel est incapable de rester fâchée plus de cinq minutes contre qui que ce soit… Et certainement pas contre l’adorable loutre. Les yeux bruns de la sorcière se posent sur sa table, le bazar nouveau et se pince les lèvres.

« Non non, ne te dérange pas. Puis j’ai bien peur que tout ne soit fichu à cause du thé. Quel dommage, j’ai passé l’après-midi à tout préparer. Tant pis ! »

Eidel ne peut s’empêcher de laisser un léger soupir s’échapper d’entre ses lèvres. Le panier est déposer au sol, elle commence à retirer les tasses renverser pour y voir un peu clair et éponger le thé chaud sur la table de bois. Certains bocaux, un peu vieux, se sont brisés et même si elle lui a demandé de ne rien faire, les grandes mains d’Oz l’aident. Finalement, cela ira bien plus vite à deux ! Sauf qu’il ne le voit pas, l’éclat de verre entre les feuilles de cerfeuils, Eidel n’a pas le temps de le prévenir qu’il se coupe.

« Oh non ! »

Vite, l’apothicaire attrape un torchon propre et vient délicatement faire pression sur la coupure pour faire cesser le sang de couleur.

« Voilà ce qui arrive lorsque l’on n’est pas attentif. Voyons voir un peu ça… » Murmure doucement la petite brune.

Le torchon est retiré, la plaie n’est pas bien méchante, il suffit de la nettoyer et de la couvrir mais Oz s’en sortira. Sa main vient doucement se poser contre la paume meurtrie de son ami, juste quelques secondes avant qu’elle ne la retire brusquement en grimaçant à cause d’une soudaine douleur à sa propre main. Comme si…

« Oz… Ta coupure… Où… »

C’est alors qu’elle regarde la paume de sa main droite, qu’elle remarque le sang éclate sur sa peau pâle et l’exacte coupure qu’avait le brun quelques secondes plus tôt. Ses lèvres s’entrouvrent sous la stupeur, elle cligne des paupières sans faire un mouvement. Se pourrait-il… Se pourrait-il qu’à son tour, elle possède un second don ? Sa mère n’en avait pas mais elle sait que sa grand-mère avait celui d’empathie auprès des animaux.

« Eh bien… C’est une première. Fait Eidel en attrapant de quoi nettoyer sa nouvelle plaie. Mais au moins, te voilà soigné. »

De sa main gauche, elle termine de tamponner le sang avant de nettoyer la plaie avec un aseptisant fait maison. La liquide pique légèrement la chair abîmée, Eidel fronce son petit nez et plisse un peu ses yeux. La jeune femme est loin d’être maladroite, tous ses gestes sont toujours très précis et c’est rare lorsqu’elle doit se soigner elle plutôt que quelqu’un d’autre. Elle n’est même jamais malade ! Mais elle se débrouille, recouvre la blessure d’un petit bandage afin de la protéger des saletés qui pourraient venir s’incruster.

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MessageSujet: Re: We could turn around and we could give it up but we'll take what comes. ✖ Oz   Ven 10 Nov - 0:26


We could turn around and we could give it up but we'll take what comes.

La petite sorcière ne se prive pas de montrer son mécontentement face à la bêtise de sa loutre de compagnie. L’animal file rapidement en direction du jardin, sûrement bien impressionnée. Moi, je ne peux pas m’empêcher d’afficher un léger sourire. Voir Eidel se mettre en colère est toujours comme un petit spectacle, tant cela semble irréel. Jamais elle ne reste fâchée bien longtemps, l’humeur toujours légère et joyeuse. Alors je l’observe tranquillement, prêt pourtant à l’aider alors qu’elle se tourne à nouveau vers le bazar sur la table. Avec un petit air embêté, elle me demande de ne pas l’aider, mais l’entendre dire qu’elle a perdu tout une après-midi de travail suffit à me convaincre du contraire. Rapidement, je suis debout à côté d’elle, nos mains épongeant grossièrement le thé qui a imbibé une bonne partie du contenu des différents bocaux. Sans vraiment savoir quoi faire, je ramasse un peu tout ce que je peux, jusqu’à ce qu’une douleur me perce la paume de la main droite.

« Aie ! » L’exclamation m’échappe, même si la douleur n’est pas bien méchante. Pourtant, le sang se met à couler bien vite. Je le sais, c’est fréquent au niveau des mains. Ça ne doit pas être bien grave, mais Eidel s’exclame à son tour et se précipite pour attraper un torchon. Elle s’approche alors que je porte la main à ma bouche pour arrêter le saignement, mais elle prend ma main. Je la laisse faire, sans me soucier d’autre chose. Doucement, elle fait pression sur la blessure et je serre un peu les dents. Ça n’est pas insupportable, mais ça pique !

Je ne dis pourtant rien, je n’ose pas me plaindre alors qu’elle murmure sur un ton de léger reproche que j’aurais pu être plus attentif. Je ne dis rien, je me mords la lèvre et je laisse mon amie faire. Avec délicatesse, elle retire le tissu pour observer la blessure avec un air appliqué. J’ai envie de lui dire que ce n’est rien, que j’ai l’habitude de me couper ou de m’écorcher la peau, pourtant je me tais. Je ne sais pas pourquoi, je la laisse faire, je l’observe, même. Elle ne remarque pas mon regard posé sur elle, sur son visage si doux, encadré par les longues boucles brunes de ses cheveux. J’en viens presque à sourire, alors que ses doigts effleurent la paume de ma main. Et puis vivement, elle retire sa main, me faisant sursauter.

Je ne comprends pas ce qui lui arrive. Je la regarde, étonné, sans comprendre pourquoi une telle réaction. Elle non plus, n’a pas l’air de comprendre. Elle bafouille d’une petite voix, me demandant des nouvelles de ma coupure. Je fronce les sourcils, et puis je baisse les yeux vers ma propre main. Rien. Plus rien du tout. Mes yeux restent fixés là où la coupure aurait dû être. Là où elle était quelques instants plus tôt. « Mais comment ?? » A mon tour, je perds mes mots. La petite brune ouvre la main, et c’est maintenant son sang qui perle dans sa paume. Comme si elle-même s’était coupée.

Je regarde Eidel, interloqué. Presque en état de choc. Je n’ai pas l’habitude de voir de la magie aussi proche de moi, et si ça ne me dérange pas, je ne peux pas nier que l’effet est étrange. D’autant plus que la petite sorcière n’a pas l’air beaucoup plus sûre d’elle. D’une petite voix, elle m’annonce que c’est la première fois qu’elle soigne une plaie de la sorte. Et puis sa voix retrouve un timbre plus normal. Elle ajoute qu’au moins, je suis soigné, et je m’indigne. « Mais ne fais pas ça pour moi ! » Je la gronde, presque comme une enfant, parce que je ne veux surtout pas qu’elle se blesse pour me soigner moi. Malgré tout, mon ton reste doux. Je ne suis pas en colère, pas dégoûté par la magie, mais simplement mécontent qu’elle se soit fait mal.

Pourtant il en faut plus pour entamer le moral de la brunette. Pour l’avoir subie, je sais que la coupure n’est pas grave, même si elle n’en reste pas moins douloureuse. La petite sorcière attrape une de ses mixtures pour la verser sur sa blessure. Son petit nez se fronce, elle se crispe un instant avant d’attraper de quoi bander sa plaie. Et moi, je reste spectateur. Je la regarde, toujours interdit. Mon regard descend une nouvelle fois sur ma main droite, et puis je me souviens. Je reprends conscience, je vois Eidel qui se bande la main un peu maladroitement. Alors je prends le relais. Doucement, j’attrape sa main blessée pour finir le pansement à sa place. J’essaie d’être le plus délicat possible, pour ne pas lui faire mal.

Et quand j’ai terminé, je garde sa main dans les miennes. Elle est douce, chaude, et je la caresse doucement comme pour effacer la douleur. Sa main dans la mienne me rappelle la dernière conversation que j’ai eue avec Lena. Sans faire exprès, je me souviens des mots de ma sœur. Eidel et moi avons toujours été amis, pourtant d’après elle, nous pourrions être plus. Je n’avais jamais vu les choses sous cet angle, mais depuis que ma délicate sœur m’en a parlé, je ne sais plus quoi penser. Il est vrai qu’elle est belle, et que nous nous entendons bien. Mais n’est-elle pas réfractaire à l’idée même du couple ? Il ne m’a jamais semblé la voir intéressée par moi plus que cela. Par contre, je l’ai déjà entendue maintes fois raconter que les hommes ne faisaient pas et n’avaient jamais fait partie de sa famille. Et moi ? Je ne sais pas. Je ne sais plus, depuis que Lena a semé cette idée saugrenue en moi. A tel point que, dans un drôle d’élan, je tends une main vers le visage d’Eidel. Une mèche de ses cheveux est retombée, et je la remets délicatement en place. « Ne refais jamais ça, d’accord ? » Je croise son regard alors que mes doigts s’attardent légèrement dans sa chevelure. Pas trop, je crois. Je ne veux pas la gêner. Et je lui souris.

EXORDIUM.
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